Selon un communiqué de presse, alors que la « semaine de l’IA » organisée par la France battait son plein, les discussions ont abordé aussi bien la question de la souveraineté numérique que celle de la régulation internationale, en passant par l’intégration des pays émergents et le défi de la désinformation.
Cet événement d’envergure mondiale a permis de mettre en lumière des initiatives ambitieuses, des annonces chiffrées à plusieurs milliards d’euros, mais aussi des débats animés autour de l’encadrement de l’intelligence artificielle et de son impact sur la société. Au cœur de ces discussions : la volonté de dessiner une IA « de confiance », éthique et accessible.
Lors de l’ouverture du Sommet, rappelle le document, le président Emmanuel Macron a réaffirmé la position de la France en annonçant un plan d’investissement de 109 milliards d’euros pour renforcer l’écosystème IA national et européen. « Nous voulons un accès équitable et ouvert à ces innovations pour toute la planète », a-t-il insisté, défendant « une troisième voie » entre la Chine et les États-Unis. Une centaine de pays se sont joints aux débats, dont l’Inde, co-présidente de ce sommet, la Chine – représentée par le vice-Premier ministre Zhang Guoqing – et plusieurs puissances africaines, venues avec des propositions concrètes pour faire avancer la révolution de l’IA sur le continent.
Toutefois, la déclaration commune sur « une IA ouverte, inclusive et éthique » n’a pas été signée par tous : les États-Unis et le Royaume-Uni, notamment, ont décliné. Le vice-président américain Vance, dans son premier discours officiel, a mis en garde contre le risque que « la surréglementation dissuade les innovateurs de prendre les risques nécessaires ». De son côté, le porte-parole du Premier ministre britannique Keir Starmer, Tom Wells, a justifié le non-alignement du Royaume-Uni en déplorant un manque de clarté sur la sécurité nationale et la gouvernance mondiale de l’IA.
Malgré ces divergences, la Chine a affiché sa volonté de contribuer à l’élaboration de règles globales, tout en continuant à pousser son approche duale : un contrôle étroit sur son territoire, et la promotion d’une IA open source à l’international, via notamment le déploiement de son chatbot DeepSeek.
La dimension africaine, note le communiqué, a occupé une place de choix au cours de ces deux journées, en particulier grâce à l’Africa AI Village, un cycle de conférences dédié aux besoins, opportunités et défis du continent en matière d’intelligence artificielle. Des ministres du numérique de pays tels que le Nigeria, le Rwanda, la Sierra Leone et le Togo se sont succédé pour exposer leurs stratégies et projets nationaux : formation d’experts, développement de data centers locaux, soutien à l’innovation, etc.
À cette occasion, Anthony Same, directeur général du groupe ST Digital , a présenté le lancement de Gpu Cloud Africa, première offre d’hébergement souveraine pour serveurs IA dotés de processeurs Gpu en Côte d’Ivoire et au Cameroun. « Nous sommes fiers de proposer une solution qui allie performance, sécurité et souveraineté des données. Gpu Cloud Africa propose aux innovateurs africains les ressources nécessaires pour développer leurs propres solutions IA, sans dépendre d’infrastructures étrangères », a-t-il expliqué lors d’une table ronde.
Adou FAYE
Cet événement d’envergure mondiale a permis de mettre en lumière des initiatives ambitieuses, des annonces chiffrées à plusieurs milliards d’euros, mais aussi des débats animés autour de l’encadrement de l’intelligence artificielle et de son impact sur la société. Au cœur de ces discussions : la volonté de dessiner une IA « de confiance », éthique et accessible.
Lors de l’ouverture du Sommet, rappelle le document, le président Emmanuel Macron a réaffirmé la position de la France en annonçant un plan d’investissement de 109 milliards d’euros pour renforcer l’écosystème IA national et européen. « Nous voulons un accès équitable et ouvert à ces innovations pour toute la planète », a-t-il insisté, défendant « une troisième voie » entre la Chine et les États-Unis. Une centaine de pays se sont joints aux débats, dont l’Inde, co-présidente de ce sommet, la Chine – représentée par le vice-Premier ministre Zhang Guoqing – et plusieurs puissances africaines, venues avec des propositions concrètes pour faire avancer la révolution de l’IA sur le continent.
Toutefois, la déclaration commune sur « une IA ouverte, inclusive et éthique » n’a pas été signée par tous : les États-Unis et le Royaume-Uni, notamment, ont décliné. Le vice-président américain Vance, dans son premier discours officiel, a mis en garde contre le risque que « la surréglementation dissuade les innovateurs de prendre les risques nécessaires ». De son côté, le porte-parole du Premier ministre britannique Keir Starmer, Tom Wells, a justifié le non-alignement du Royaume-Uni en déplorant un manque de clarté sur la sécurité nationale et la gouvernance mondiale de l’IA.
Malgré ces divergences, la Chine a affiché sa volonté de contribuer à l’élaboration de règles globales, tout en continuant à pousser son approche duale : un contrôle étroit sur son territoire, et la promotion d’une IA open source à l’international, via notamment le déploiement de son chatbot DeepSeek.
La dimension africaine, note le communiqué, a occupé une place de choix au cours de ces deux journées, en particulier grâce à l’Africa AI Village, un cycle de conférences dédié aux besoins, opportunités et défis du continent en matière d’intelligence artificielle. Des ministres du numérique de pays tels que le Nigeria, le Rwanda, la Sierra Leone et le Togo se sont succédé pour exposer leurs stratégies et projets nationaux : formation d’experts, développement de data centers locaux, soutien à l’innovation, etc.
À cette occasion, Anthony Same, directeur général du groupe ST Digital , a présenté le lancement de Gpu Cloud Africa, première offre d’hébergement souveraine pour serveurs IA dotés de processeurs Gpu en Côte d’Ivoire et au Cameroun. « Nous sommes fiers de proposer une solution qui allie performance, sécurité et souveraineté des données. Gpu Cloud Africa propose aux innovateurs africains les ressources nécessaires pour développer leurs propres solutions IA, sans dépendre d’infrastructures étrangères », a-t-il expliqué lors d’une table ronde.
Adou FAYE