Ces affirmations sont-elles en train d’être remise en cause par les performances enregistrées sur le continent dans le domaine économique, en 2015 ? Dans le document retraçant les perspectives économiques pour 2016, rendu public par la Banque africaine de développement, lors de ses assemblées annuelles, qui se tiennent en Zambie, il est indiqué que le rythme de croissance s’essouffle et que cette tendance devrait se prolonger en 2016.Une mauvaise nouvelle pour un continent qui a encore besoin d’une forte croissance afin d’éradiquer la pauvreté et la malnutrition. En effet, précise le document, confronté aux vents contraires de l’économie mondiale, le continent affiche une croissance plus modérée depuis deux ans. Et le document indique que les principales causes de ce ralentissement de la croissance en 2015 sont à rechercher dans une demande mondiale moins soutenue et le repli des cours internationaux des produits de base. Toutefois, en dépit d’une conjoncture internationale défavorable, la croissance africaine est restée supérieure à la croissance mondiale. Ce qui conforte dans leurs convictions ceux qui soutiennent que ce ralentissement de la croissance économique en Afrique n’est que passager. La reprise est attendue en 2017. La croissance qui est prévue pour se fixer à 3,7% en 2016 devrait rebondir en effet à 4,5% en 2017. Le document précise toutefois que ces prévisions sont entachées d’une forte incertitude, étant donné le caractère ambiguë de la reprise mondiale et la forte volatilité des cours des matières premières. Donc un ciel non encore dégagé pour les économies du continent africain.
Ismaila BA, Envoyé spécial à Lusaka
Ismaila BA, Envoyé spécial à Lusaka