Cette évolution s'explique principalement par une remontée progressive des prix à la pompe des carburants dans la plupart des pays de l'Union, notamment au Bénin, au Burkina, en Côte d'Ivoire, au Mali et au Togo, en rapport avec l'orientation haussière des cours mondiaux du pétrole brut, entamée depuis fin 2016, ainsi que le renchérissement des céréales locales dans certains pays de l'Union.
«La dynamique mensuelle de la progression des prix au cours de l'année 2018 met en exergue des évolutions en dents de scie du taux d'inflation en glissement annuel. Globalement, le taux d'inflation en glissement annuel s'est inscrit dans une tendance baissière sur toute l'année 2018, passant de 1,9% en février 2018 à 0,8% en décembre 2018 », lit-on dans le document transmis au Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos).
La Bceao souligne que les tensions enregistrées en début d'année résultent principalement de la progression des prix des céréales dans certains pays sahéliens (Burkina, Mali, Niger), en lien
avec le repli de la production au Burkina et au Niger, couplé à la hausse de la demande induite par l'accroissement des exportations vers le Nigeria et le Ghana ainsi que les achats de reconstitution de stocks. Elle résulte également du renchérissement des produits de la pêche au Sénégal, en rapport avec la baisse de l'offre.
La décélération du rythme de progression du niveau général des prix constatée au quatrième trimestre 2019 est imprimée essentiellement par les fonctions « Alimentation » et « Logement ». L'évolution de la
composante « Alimentation » est en ligne avec l'amélioration de l'offre de tubercules et plantains dans les pays côtiers, notamment en Côte d'Ivoire et au Togo, conjuguée à une baisse des prix des céréales dans les pays sahéliens enclavés (Mali et Niger notamment), dans un contexte où la production a été supérieure à la moyenne quinquennale.
S'agissant de la rubrique «Logement», son évolution s'explique par des effets de base observés en décembre 2017 en Côte d'Ivoire, où un renchérissement des loyers avait été enregistré.
Adou FAYE
«La dynamique mensuelle de la progression des prix au cours de l'année 2018 met en exergue des évolutions en dents de scie du taux d'inflation en glissement annuel. Globalement, le taux d'inflation en glissement annuel s'est inscrit dans une tendance baissière sur toute l'année 2018, passant de 1,9% en février 2018 à 0,8% en décembre 2018 », lit-on dans le document transmis au Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos).
La Bceao souligne que les tensions enregistrées en début d'année résultent principalement de la progression des prix des céréales dans certains pays sahéliens (Burkina, Mali, Niger), en lien
avec le repli de la production au Burkina et au Niger, couplé à la hausse de la demande induite par l'accroissement des exportations vers le Nigeria et le Ghana ainsi que les achats de reconstitution de stocks. Elle résulte également du renchérissement des produits de la pêche au Sénégal, en rapport avec la baisse de l'offre.
La décélération du rythme de progression du niveau général des prix constatée au quatrième trimestre 2019 est imprimée essentiellement par les fonctions « Alimentation » et « Logement ». L'évolution de la
composante « Alimentation » est en ligne avec l'amélioration de l'offre de tubercules et plantains dans les pays côtiers, notamment en Côte d'Ivoire et au Togo, conjuguée à une baisse des prix des céréales dans les pays sahéliens enclavés (Mali et Niger notamment), dans un contexte où la production a été supérieure à la moyenne quinquennale.
S'agissant de la rubrique «Logement», son évolution s'explique par des effets de base observés en décembre 2017 en Côte d'Ivoire, où un renchérissement des loyers avait été enregistré.
Adou FAYE